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mercredi 9 mai 2018

RODOLHE BRINGER LE PERE DU TRICASTIN

En 2018  il y a  75 ans que  Rodolphe BRINGER  est décédé à Pierrelatte.
Rodolphe qui ? Penseront la plupart des gens de notre région qui n’auront jamais entendu ou lu une fois son nom.
A part ceux qui payent leurs impôts à Montélimar - la rue porte son nom -  qui le connait dans son Pays,  le Tricastin, qui connait Rodolphe Bringer ? Lui que l’on a, de son vivant surnommé et même caricaturé comme « Le » PERE DU TRICASTIN !!
Nè à Mondragon en 1869, Marié puis divorcé, il a eu trois enfants : Son premier fils Jacques, en 1911 décède à l’âge de 14 ans en 1925 . Son fils Jean , né en 1916 à Vincennes, fut assassiné par les Allemands en aout 1944 . Jean-Marie Bringer, son petit-fils et fils de Jean, unique descendant, fut un grand défenseur de la Laïcité et adepte du Pastafarisme* s'est éteint, lui,  le 1er janvier 2011. Il était bien le petit-fils de Rodolphe Bringer car celui-ci était aussi un drôle de bonhomme……
Son troisième enfant, sa fille Mireille, artiste peintre- graveur sur bois, avait un atelier d’art et donnait des cours et leçons de dessin et de peinture à Pierrelatte dans les années 30. Elle était très proche de lui mais se fâcha et ensuite elle s’installa comme  photographe à Valréas. Elle devint par la suite  professeur de peinture au collège de Valréas. Elle y est décédée en Janvier 1990

C’est à elle que je dois la découverte et ensuite l’intérêt que je porte à Rodolphe Bringer. Alors jeune journaliste, dans les années 70/80,  j’allais souvent la consulter pour ses avis artistiques qui étaient toujours très pointus. Un jour elle me donna la collection quasi complète de la revue  éditée par son père : « Le Tricastin », en me disant  «  tu en feras bien quelque chose un jour… ». En lisant ses articles je me suis senti proche de lui car moi aussi je cherche à faire connaitre et reconnaître mon Pays (pour ceux qui ne le savent pas moi c’est l’Enclave des papes).
 Marc Olivier

* voir définition ICI



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mardi 13 mars 2018

GÉOGRAPHIE : LA RECONNAISSANCE

Dans leurs écrits les amis du Tricastin, le plus souvent "Rodolphe Bringer"  ont publié de nombreux textes regroupées sous le titre générique « Ballades en Tricastin » qui sont des courtes descriptions des villes et villages et aussi de quelques lieux-dit de la région qui en font un véritable guide touristique. Histoire, description des monuments, impressions de visite, souhaits pour le futur. Tout y est : c’est un  trésor pour ceux qui s’intéressent à la vie ou à l’état de leur commune en 1920. De Pierrelatte à Nyons, en passant par Chamaret, Grignan, Grillon et Valréas,  de Saint-Paul à Bourdeaux en passant par Bollène, Suze, Dieulefit ou Vesc les plus importantes communes ont eu chacune droit à un reportage. Sans oublier le Val des Nymphes (Bois sacré des Tricastins)  Barri , Bauzon ou le Roubion Eugène Martin, félibre de Montségur et ami de Bringer  a décrit en vers  les caractères de ce Tricastin qui

n'en manque pas, pour mieux le connaître et l'aimer.

" Ma maire es la Prouvènço
Lou Doufinat moun paire, e dintre sa jouvenço 
Fuguère soun enfant, car siéu lou Tricastin. 
De ma maire ai garda lou regard qu'esbrihaudo, 
La clarour de soun frount, lis alenado caudo, 
Lou zounzoun de si cant e la grando bèuta 
Que fai de la Prouvènço uno superbo fado. 
De flour e d'ôulivié sa tèsto envirounado 
Me n'a pourgi bèn tant que n'en pode pourta. 

Mai d'elo ai conserva la lengo, li coustumo :
 Légèndo e tradicioun fan la plus bello plumo
A moun capèu reiau,ufanous souveni.
De moun paire ai garda la tournuro eleganto
La voues noblo, un pau frejo, e sèmpre pertoucanto,
E d'un geste autourous, me mostro l'aveni."
traduction
"Ma mère est la Provence
Le Dauphiné mon père, et dans sa jeunesse
Je fus son enfant, car je suis le Tricastin.
De ma mère j'ai gardé le regard éblouissant
La clarté de son front, l'haleine chaude,
Le gazouillis de ses chants et la grande beauté
Qui fait de la Provence une superbe fée.
De fleurs et d'olivier sa tête entourée
M'en a offert autant que je n'en puis porter.
Mais d'elle j'ai conservé la langue, les costumes :
Légendes et traditions font la plus belle plume
A mon chapeau royal magnifique souvenir.
De mon père j'ai gardé la tournure élégante
La voix noble, un peu froide, et toujours touchante,
Et d'un geste hautain, il me montre l'avenir."

                            La Reconnaissance 

Dans le numéro  99 de la revue datée d'avril-mai 1939, il publie un éditorial sous le titre "Enfin.." dans lequel il relate la venue d'Albert Lebrun, Président de la République, à Montélimar pour inaugurer le monument d'Emile Loubet. A l'heure des toasts, le Président prononce les paroles suivantes : 
"Montélimar, enfin capitale de ce Tricastin, qui, de la Drôme à l'Eygues, et du Rhône aux derniers contreforts alpins étale l'abondance de ses cultures.." 
Et Rodolphe Bringer de conclure son article par : "Et voilà... Amis du Tricastin, vous tous qui avez collaboré à la renaissance de notre petite patrie, pensez-vous que n'avez pas droit, à cette heure d'être fiers de votre œuvre ?.."
Il est  intéressant de constater qu’avec cette reconnaissance officielle après plus de 13 ans de militantisme, de communication, d’animation du Pays et bien sûr avec la drôle de guerre qui va bientôt commencer  le numéro 100 marque la fin de la parution du Tricastin alors que Bringer va s’éteindre dans l’oubli 4 ans plus tard.....


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GÉOGRAPHIE : LE TRICASTIN ET SA CAPITALE

GEOGRAPHIE
Au niveau du nom déjà, alors que maintenant ce Pays est connu sous ce nom de Tricastin, le mot Tricastin était ignoré dans les années 20. C’était le bas Dauphiné, la porte de la Provence, bref un pays sans nom, inconnu, caché, anonyme  …. Rodolphe Bringer avec ses amis va tout mettre en œuvre pour lui tracer des limites géographiques reconnues de tous. 
Alexandre Chevalier , historien et ami de Bringer dont nous parlerons plus loin , essaye dès les premiers numéros de la Revue, en 1926, d’en tracer les limites historiques de l’époque des Tricastini  aux Evêques de Saint-Paul en passant par les Romains et Hannibal.
Pour Rodolphe Bringer, le Tricastin commence à Montélimar car c'est la ville la plus importante de la Région, mais la porte de la Provence reste pour lui Donzère car, comme le dit un vieux dicton provençal :
"Li Grango, La Berro, La Lènco
Aqui començo la Prouvenco.
L'oulivo, la miougrano, à l'éuse embouscassi,
An di despièi de tèms : Arrestan-nous eici !" (*)
"Les Granges Gontardes, la Berre, la Lance 
Ici commence la Provence 
L'olive, la grenade, à l'yeuse qui s'abrite 
Ont dit depuis longtemps : Arrêtons-nous ici."
(*) Cité par J. CHARRETON "De la Provence.." 1932
Cette opinion est partagée aussi par Elisée Reclus qui appelle Donzère, "le vrai midi", Jean Brunhes qui parle de "la porte de Donzère" ou Félix Grégoire : "le robinet de Donzère qui ouvre toutes grandes au fleuve les portes du soleil... défilé long d'une lieue, où le Dauphiné serre une dernière fois, mais éperdument son fleuve dans ses bras avant de le livrer à la Provence."
Le Tricastin est bien donc à la conjonction du  Dauphiné et de la Provence   
A l'ouest, le Rhône, frontière naturelle s'impose d'elle-même. 
Au sud c'est l'Eygues, la frontière historique entre les Cavares et les Tricastini (dont nous parlerons plus loin), le Scoras de Polybe (Narrateur de l'expédition d'Hannibal franchissant le Rhône), le Biscaras de Tite-Live, l'Eigre selon Danville en 1745, ou l'Egre qui séparait à l'époque gallo-romaine la cité Augusta Tricastinorum (Saint Paul), de celle d'Arausio (Orange).
Mais c’est à l'Est, que Rodolphe Bringer se montre le plus "inventeur". En se basant sur l'architecture des fermes, des châteaux et des églises, sur ses connaissances des populations et de leurs habitudes, leurs migrations, leur parler provençal, les marchés qu'ils fréquentent, il fixe les limites à Nyons, La Lance, La Roche Saint Secret et Dieulefit (et même Bourdeaux) pour rejoindre Montélimar. Le Tricastin de Rodolphe Bringer a la forme d'un triangle équilatéral dont les trois sommets seraient Montélimar, Piolenc et Nyons.
Il n'hésite donc pas à englober ce qui n'est à cette époque encore que le canton de Valréas et qui va devenir dans les années soixante dix "l'Enclave des Papes".
Possédant de solides amitiés à Valréas,  écrivant dans des revues valréassiennes, il connaît l'attachement de la population à son histoire liée au pape depuis 1317, date d'achat des droits sur  Valréas par Jean XXII, il sait l'appartenance au département du Vaucluse mais cela n'infléchit pas son opinion : Pour lui Valréas est Tricastine.


Il résume ainsi le Pays en 1926 :
«  Car si le Tricastin est ignoré du reste de la France, pour la généralité de mes compatriotes le TRICASTIN est l’habitant de Saint-Paul 3 châteaux et je vais étonner pas mal de mes lecteurs en leur apprenant que les Valréassiens, comme les Montiliens sont aussi Tricastins que ceux qui ont vu le jour aux pieds de la Montagne de Sainte Juste. Certes les avis sont partagés sur les limites du Tricastin mais qu’il aille là-bas ou s’arrête ici il n’en est pas moins une région fort pittoresque, infiniment curieuse et possédant en propre ses coutumes, ses mœurs et sa langue qui ne sont pas celles des pays environnants. Car nous ne sommes pas plus Provence que Dauphinois, nous sommes Tricastins et il faut nous en contenter ».

En 1928 Alexandre Chevallier publiait ses études sur les limites du Tricastin qui rejoignaient peu ou prou celles de Bringer qui exultait en Janvier 1929 :
«   Qu’ai-je vu ? C’est entre le Rhône, l’Aygues, la Drôme et cette barrière de hauteurs que sont les monts de Saou, Couspeau et les montagnes de Vaux qu’existait un pays admirablement délimité au point de vue purement physique et je me suis dit que ce Pays ne pouvait être chose que le Tricastin ! Et ce qu’il y a de curieux, c’est que suivant des chemins différents, avec Alexandre Chevallier, nous sommes arrivés au même résultat…Et maintenant ces bons vieux Tricastins habitaient-ils réellement entre ces frontières je serais bien empêché de vous en fournir la preuve. Mais volontiers j’offrirais un kilo de nougat fin à celui qui me prouverait le contraire ! D’ailleurs qu’importe ! ».
On le voit avec son humour et son sens de la répartie il était aussi homme à être de mauvaise foi s’il le fallait……pour défendre sa cause
Voici donc les limites du Tricastin de Rodolphe BRINGER
LA CAPITALE DU TRICASTIN ? 
Grave question
La capitale du Tricastin de Rodolphe Bringer est Saint-Paul-des-Tricastins dont il déplore la mort lente à l'époque. Mais il ne contredit pas le président  Albert Lebrun quand celui-ci désignera  Montélimar comme capitale, et, habitant Pierrelatte, là où il a tant vécu et où est mort, il a beaucoup œuvré pour le renom et le rayonnement culturel de cette ville ( fondateur du Théâtre du Rocher) . Mais Saint-Paul depuis l'antiquité a toujours été la capitale du Tricastin. Et l’on ne peut lui ôter ce titre de capitale


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BIOGRAPHIE 1929 - 1943

 On dit qu'il a écrit un conte par jour pendant cinquante ans. La ville de Pierrelatte possède un fonds privé important, legs de sa fille Mireille Bringer.  Les archives de la ville renferment près de 2500 lettres de lui ou qui lui sont adressées, des centaines d'articles de presse le concernant, des éloges des académiciens français Pierre Benoît, Georges Lecomte, Roland Dorgelès et bien d'autres. Ainsi que la collection presque complète de la revue "Le TRICASTIN". On peut toujours les consulter.
Il a signé ses articles sous le nom de Rodolphe BRINGER, mais aussi Roger BRINDOLPHE, le Troglodyte, le Roudeïrou, lou Barulaïre, le Roudelaïre, Lou Pebrounié.. Il était surnommé "le père du Tricastin", on disait à Paris "le Tricastin…..capitale BRINGER.." 

Deux thèses lui ont été consacrées par Jean Bruel :
- Une Thèse de Doctorat de 3e cycle de littérature française : "Rodolphe BRINGER-Etre et paraître ou la dénonciation des apparences". Université Paul Valéry -Montpellier 1979 
- Une Thèse de Doctorat d'Etat es-lettres : "Rodolphe BRINGER, journaliste et romancier populaire - Militantisme et humour de la Belle Epoque aux Années Folles" Montpellier l983.
L'université Paul Valéry de Montpellier possède le fonds privé le plus important de l'œuvre de Rodolphe BRINGER.  
D'Yvan Audouard : "Une thèse sur BRINGER, ça l'aurait drôlement fait rire", de sa fille Mireille : "dans notre famille, rire était plus important que tout... même que l'argent."
Sa devise personnelle : "LIRE . ECRIRE . CONTER" et pour "son" Tricastin" Connais ton pays...et le fais connaître».
Il décède  le 3 Mai 1943 à Pierrelatte (Drôme).


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vendredi 8 décembre 2017

POURQUOI LE PÈRE DU TRICASTIN ?

Il est, pour nous, le père mais surtout  "l'inventeur" du TRICASTIN, inventeur au sens de celui qui découvre ou met à jour un site archéologique ou une grotte, et non celui qui trouve quelque chose qui n'existait pas. Par ses recherches et son obstination, il a imposé le nom de cette région, une région qu'il nommait Tricastin à Paris et que personne n'était capable de situer géographiquement. Revenu vivre à Pierrelatte, il n'aura de cesse avec ses amis à partir de 1925 de faire connaître et reconnaître le Tricastin comme un pays à part, entre Dauphiné et Provence, avec ses propres traditions, ses légendes, sa gastronomie, son vocabulaire, son histoire.
L'association "Les amis du Tricastin" qu'il anime à partir de cette date, se fixe comme buts, après avoir déterminé et imposé les limites géographiques, historiques et humaines du "pais", de recueillir les documents, monographies, études sur le Tricastin, de faire découvrir ses monuments, ses paysages, ses productions agricoles et industrielles, d'encourager les écrivains et poètes locaux, d'organiser des visites, des débats, des expositions, du théâtre afin de faire exister et d'animer la région. La devise de l'association est : "Connais ton pays... et le fais connaître". Dans la revue de l'association "Le Tricastin", avec ses amis Alexandre Chevalier, André Jullien, Marius Gilles, Léon de la Vence, Anfos Martin, Jean des Estubie, pour ne citer que ceux dont la plume revient le plus souvent, ils vont publier treize ans durant des centaines de renseignements, témoignages, études historiques, archéologiques, touristiques, des contes, des ballades sur le Tricastin. Dès le départ, plus de trois cents personnes font partie de l'association et cette ténacité à faire reconnaître leur pays sera récompensée de son vivant, ce qui sera pour lui, à n'en pas douter, une grande joie mêlée de fierté. Rodolphe Bringer a voulu laisser à son pays, à sa petite Patrie "Le Tricastin", une géographie, "les ballades en Tricastin", une histoire, "les contes et légendes du Tricastin" et une gastronomie propre "les bons vieux plats du Tricastin" ainsi que l’éloge de ses produits phares que sont  la Truffe Tricastine et Les Vins de Donzère.


Nous expliquerons plus tard en quoi Rodolphe Bringer fut un  découvreur, un inventeur, le Père du Tricastin !

BIOGRAPHIE : 1925 - 1929

En 1925,   à l’apogée de sa carrière  il collabore à seize journaux différents. C’est  cette année là, à la mort de son fils aîné Jacques , qu’il revient vivre à Pierrelatte  tout en continuant d'écrire pour de nombreuses revues et journaux parisiens mais aussi de la France entière auxquels il vend ses contes, ses  romans.
Il Fonde en 1926 l'association "Les amis du Tricastin" qui va publier la revue "Le Tricastin" de 1926 à 1939. Soit 100 numéros, la guerre interrompant la publication. Il a écrit dans 225 journaux différents, publié plus de trois cents œuvres : romans, théâtre, poésie, d'autres n'ont jamais été éditées. On dit qu'il a écrit un conte par jour pendant cinquante ans. La ville de Pierrelatte possède un fonds privé important, legs de sa fille Mireille Bringer.  Les archives de la ville renferment près de 2500 lettres de lui ou qui lui sont adressées, des centaines d'articles de presse le concernant, des éloges des académiciens français Pierre Benoît, Georges Lecomte, Roland Dorgelès et bien d'autres. Ainsi que la collection presque complète de la revue "Le TRICASTIN". On peut toujours les consulter.

Il a signé ses articles sous le nom de Rodolphe BRINGER, mais aussi Roger BRINDOLPHE, le Troglodyte, le Roudeïrou, lou Barulaïre, le Roudelaïre, Lou Pebrounié.. Il était surnommé "le Père du Tricastin", on disait à Paris "le Tricastin…..capitale BRINGER.." 

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BIOGRAPHIE :1869 - 1925

Marie François Rodolphe Emile BERENGER dit : Rodolphe BRINGER
Il a fait  des études primaires, puis secondaires classiques au lycée de Grenoble (comme interne). Il y écrit son premier texte "Le brigand des Asturies" à l'âge de 10 ans. Engagé comme militaire à Lyon car n'ayant pas voulu faire son Droit malgré l'injonction paternelle, il écrit, publie et fait de la poésie dans de nombreuses revues littéraires. Il monte ensuite  à Paris où il  devient journaliste parlementaire. N’y reste que peu de temps avec le commentaire de son rédacteur en chef : "lorsqu'on est né avec une cigale et un petit coup de soleil dans la tête, on est pas assez sérieux pour retranscrire les travaux de l'assemblée."
Il participe et publie dans  de nombreuses revues humoristiques et cercles de poètes. Collabore à  « La Gaudriole »  "Le Rire" et surtout "Le Canard Enchaîné" avec ses fondateurs Jeanne et Maurice Maréchal dès le début de la deuxième tentative de lancement en 1916. Le conte hebdomadaire de Rodolphe Bringer était attendu avec impatience par des milliers de lecteurs dont Anatole France qui se faisait un plaisir de le lire à voix haute à son entourage.

Il est tellement connu à Paris dans les années 20, qu'on peut lui écrire sans adresse sur la lettre. Son seul nom et sa caricature et la lettre arrive... Il fonde en 1921 sa propre revue "Le Pélican" à laquelle collabore Tristan Bernard et un débutant nommé.. Marcel Achard. Il publie une foule de feuilletons dans les journaux de toute la France. Romans d'amour. Romans gais ou d'aventure (par exemple : Fille de Tsars, Un cadet de Gascogne, Isidore a des peines de cœur). 

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