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mardi 13 mars 2018

GÉOGRAPHIE : LA RECONNAISSANCE

Dans leurs écrits les amis du Tricastin, le plus souvent "Rodolphe Bringer"  ont publié de nombreux textes regroupées sous le titre générique « Ballades en Tricastin » qui sont des courtes descriptions des villes et villages et aussi de quelques lieux-dit de la région qui en font un véritable guide touristique. Histoire, description des monuments, impressions de visite, souhaits pour le futur. Tout y est : c’est un  trésor pour ceux qui s’intéressent à la vie ou à l’état de leur commune en 1920. De Pierrelatte à Nyons, en passant par Chamaret, Grignan, Grillon et Valréas,  de Saint-Paul à Bourdeaux en passant par Bollène, Suze, Dieulefit ou Vesc les plus importantes communes ont eu chacune droit à un reportage. Sans oublier le Val des Nymphes (Bois sacré des Tricastins)  Barri , Bauzon ou le Roubion Eugène Martin, félibre de Montségur et ami de Bringer  a décrit en vers  les caractères de ce Tricastin qui

n'en manque pas, pour mieux le connaître et l'aimer.

" Ma maire es la Prouvènço
Lou Doufinat moun paire, e dintre sa jouvenço 
Fuguère soun enfant, car siéu lou Tricastin. 
De ma maire ai garda lou regard qu'esbrihaudo, 
La clarour de soun frount, lis alenado caudo, 
Lou zounzoun de si cant e la grando bèuta 
Que fai de la Prouvènço uno superbo fado. 
De flour e d'ôulivié sa tèsto envirounado 
Me n'a pourgi bèn tant que n'en pode pourta. 

Mai d'elo ai conserva la lengo, li coustumo :
 Légèndo e tradicioun fan la plus bello plumo
A moun capèu reiau,ufanous souveni.
De moun paire ai garda la tournuro eleganto
La voues noblo, un pau frejo, e sèmpre pertoucanto,
E d'un geste autourous, me mostro l'aveni."
traduction
"Ma mère est la Provence
Le Dauphiné mon père, et dans sa jeunesse
Je fus son enfant, car je suis le Tricastin.
De ma mère j'ai gardé le regard éblouissant
La clarté de son front, l'haleine chaude,
Le gazouillis de ses chants et la grande beauté
Qui fait de la Provence une superbe fée.
De fleurs et d'olivier sa tête entourée
M'en a offert autant que je n'en puis porter.
Mais d'elle j'ai conservé la langue, les costumes :
Légendes et traditions font la plus belle plume
A mon chapeau royal magnifique souvenir.
De mon père j'ai gardé la tournure élégante
La voix noble, un peu froide, et toujours touchante,
Et d'un geste hautain, il me montre l'avenir."

                            La Reconnaissance 

Dans le numéro  99 de la revue datée d'avril-mai 1939, il publie un éditorial sous le titre "Enfin.." dans lequel il relate la venue d'Albert Lebrun, Président de la République, à Montélimar pour inaugurer le monument d'Emile Loubet. A l'heure des toasts, le Président prononce les paroles suivantes : 
"Montélimar, enfin capitale de ce Tricastin, qui, de la Drôme à l'Eygues, et du Rhône aux derniers contreforts alpins étale l'abondance de ses cultures.." 
Et Rodolphe Bringer de conclure son article par : "Et voilà... Amis du Tricastin, vous tous qui avez collaboré à la renaissance de notre petite patrie, pensez-vous que n'avez pas droit, à cette heure d'être fiers de votre œuvre ?.."
Il est  intéressant de constater qu’avec cette reconnaissance officielle après plus de 13 ans de militantisme, de communication, d’animation du Pays et bien sûr avec la drôle de guerre qui va bientôt commencer  le numéro 100 marque la fin de la parution du Tricastin alors que Bringer va s’éteindre dans l’oubli 4 ans plus tard.....


Plus d'infos sur : Le Tricastin de Rodolphe Bringer" Editions CERCAR - Commande à : AEFO, 18 rue du Berteuil ou à : aefoenotourisme@gmail.com - 10€ franco de port


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